Je vis ton souvenir,
Seule preuve d'un passé au futur inexistant,
Et je repense à toutes ces personnes...
J'y repense, et m'abaisse.
A force de conjuguer le verbe boire à tout les temps,
Je ne t'aime plus qu'au temps présent,
Me noyant dans cet océan de vers incertains,
De prose mensongère et d'intellect vain...
Et je me demande...
Si tu tiens encore à moi, à mon existence,
Si tu sens mon amour, toute cette présence...
Même absent, j'en redemande..
Je souffre, je souffre et tu ne jouis même plus.
Je me demande pourquoi...
Après tout, pourquoi ?
Je pense encore à toi,
Et la mort rôde sur les passants.
Je pense encore à moi,
Et la vie semble être partout, excepté chez nous.
Vais-je mourir un jour sans t'avoir connu ?
Vas-tu un jour comprendre sans m'avoir revu ?
Devenir Immortel et mourir, disait-il...
Désormais je n'y comprends plus rien...
L'océan que j'ai créé m'emportera bientôt,
Sans musique ni poésie, sorte de hollandais coulant,
Je tomberai seul sans aucun amant...
Juste ton souvenir.
Souvenir d'un temps sans conjugaison,
D'une personne sans principes ni raison,
D'un moi sans chaînes ni prison...